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Trait d'union

La Corée du Nord accroît sa pression sur les Etats-Unis

2019-11-21

© YONHAP News

Il reste à peine plus d’un mois avant la fin de l’ultimatum décrété par la Corée du Nord pour que les Etats-Unis changent d’attitude au sujet des négociations de dénucléarisation. Alors que le 31 décembre approche, les deux camps ont entamé un féroce bras de fer.


Le 17 novembre, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont décidé de suspendre leurs exercices militaires aériens conjoints, un geste destiné à convaincre la Corée du Nord de reprendre les pourparlers. Le même jour, le président américain Donald Trump a envoyé par Twitter un message à l’intention du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, tweet dans lequel il lui enjoint d’accélérer le processus de discussion. Mais le régime n’a montré aucune intention de retourner à la table du dialogue. Il a répondu par une série de déclarations menaçantes, dans lesquelles il a demandé à Washington de mettre fin à sa « politique hostile » à son égard.


Ces nouvelles exigences nord-coréennes sont en fait plutôt vagues, et ce qu’entend le Nord par « politique hostile » semble inclure les exercices militaires, l’installation sur le territoire de la Corée du Sud d’armements américains sophistiqués, les sanctions ou les critiques contre les violations des droits de l’Homme. Que cherche le régime en insistant sur ces nouvelles exigences ?


« Les Etats-Unis exigent que la Corée du Nord commence par abandonner ses ambitions nucléaires d’abord. En réaction, Pyongyang demande maintenant que Washington renonce à sa politique hostile. Même si le Nord était d’accord pour une feuille de route de dénucléarisation et acceptait des inspecteurs nucléaires, il ne croit pas que les Etats-Unis respecteront ensuite leurs promesses, parce que les deux camps ne sont pas encore parvenus à améliorer leur confiance mutuelle. La Corée du Nord assure qu’elle n’a rien obtenu du gouvernement américain même après avoir pris des mesures pour démanteler des installations nucléaires. Et maintenant, elle martèle que Washington met en place à son tour des contreparties, comme une déclaration de la fin de la guerre, l’établissement d’un bureau de liaison, ou la suspension des exercices militaires conjoints avec son allié sud-coréen. Le régime multiplie les exigences, afin d’obtenir autant que possible », explique Chung Dae-jin, professeur à l’Institut pour la réunification à l’université Ajou. Analyse.

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