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Un an de moratoire sur l’imposition des plus-values de cryptomonnaies

#Gros plan sur l'actualité l 2021-12-04

Journal

ⓒYONHAP News

Un répit supplémentaire accordé pour les investisseurs en crypto-monnaies. A l’Assemblée nationale, la commission des Finances a adopté, mardi, un amendement de la loi relative aux impôts, consistant notamment à reporter d’un an l’imposition des plus-values de reventes des actifs virtuels, initialement prévue dès le début de l’année prochaine.


A partir de janvier 2023, la plus-value de reventes et de prêts d’actifs numériques sera imposée à un taux global de 20 % si elle est supérieure à 2,5 millions de wons, soit 1 900 euros. Son montant total sera établi de manière à additionner les profits et les pertes réalisés avec différentes crypto-actifs dans l’année. Si un investisseur réalise un gain suite à une opération tout en perdant dans une autre, il sera imposable uniquement sur la différence entre les deux, une fois déduction faite de l’abattement prévu.


La taxation des plus-values de cessions d’actifs numériques a connu quelques péripéties. Le gouvernement avait prévu d’appliquer ce nouveau régime fiscal dès octobre 2021. Mais le Parlement a modifié le texte d’amendement pour le reporter de trois mois. Finalement, ce dispositif sera mis en place avec un an de retard, à savoir en janvier 2023. Pourtant, l’exécutif tenait à le lancer comme prévu. Le vice-Premier ministre à l’économie, Hong Nam-ki, qui est aussi le ministre des Finances, a souligné que tout était déjà prêt pour assurer le bon déroulement de l’imposition sur les cryptomonnaies.


Le Parlement a pu faire passer l’amendement puisque la majorité et l’opposition se sont ralliées contre l’avis du gouvernement. En fait, c’est Lee Jae-myung, le candidat du Minjoo à la présidentielle 2022, qui a promis de remettre à plus tard cette imposition. Pour le soutenir, le parti au pouvoir a insisté sur une telle révision. Et le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la première force d’opposition a préféré ne pas mettre des bâtons dans les roues. Les deux partis rivaux y trouvaient leur compte. En effet, ils voulaient faire les yeux doux aux jeunes qui représentent une grande partie des investisseurs d’actifs numériques. Leur connivence est vivement critiquées parce qu’elle montre bien que les législateurs n’hésitent pas à réviser la loi selon un calcul électoraliste. Et cela risque de remettre en cause l’équité et la crédibilité pour provoquer la résistance de la part des contribuables.

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