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Démission de la ministre de l’Education

#Gros plan sur l'actualité l 2022-08-13

Journal

ⓒYONHAP News

La polémique avait enflé autour d’une baisse éventuelle de l’âge de scolarisation la semaine dernière. Finalement, la ministre de l’Education, Park Soon-ae, a démissionné après avoir occupé son poste 34 jours.


Park, qui était aussi la vice-Première ministre aux Affaires sociales, a annoncé son départ lors d’une conférence de presse organisée lundi. Elle a déclaré : « Pour toute la polémique, y compris la réforme scolaire, la responsabilité me revient entièrement. » Pour rappel, elle avait présenté, le 29 juillet, son projet consistant à avancer d’un an, soit de six à cinq ans, l’âge d’entrée à l’école primaire. Ce qui a provoqué un tollé général. Comme le vent a tourné en sa défaveur même au sein du parti au pouvoir, la ministre a jeté l’éponge seulement en dix jours. Elle gagne ainsi le titre peu glorieux, à savoir le premier membre du Conseil des ministres qui a cédé sa place sous la présidence de Yoon Suk-yeol.


A vrai dire, dès le début, c’était mal engagé pour cette professeure à l’université nationale de Séoul. Kim In-chul, désigné en premier lieu au poste de ministre de l’Education mais soupçonné d’avoir trempé dans plusieurs affaires louches, a fini par retirer sa candidature. Park Soon-ae était la candidate surprise pour le remplacer. Cependant, plusieurs irrégularités ont été soulevées à son encontre, par exemple un fait de conduite en état d’ivresse et l’auto-plagiat d’une partie de ses travaux scientifiques. Comme l’Assemblée nationale tardait à composer ses commissions, le président Yoon a préféré passer outre l’audition de confirmation parlementaire pour nommer directement sa ministre de l’Education le 5 juillet.


Dans ce contexte, Park a jeté de l’huile sur le feu en lançant à la hâte la réforme scolaire qui était une promesse électorale de Yoon. Elle a proposé notamment l’entrée en primaire dès cinq ans. Pour cela, elle a souligné le développement physique et cognitif plus avancé des enfants d’aujourd’hui. Mais cet argument a été balayé par les associations des parents d’élèves et le milieu éducatif. Les opposants ont dénoncé aussi les coûts économique et social non négligeables.


Cette polémique tombait mal car la cote de popularité du président de la République avait chuté en-dessous des 30 %. Donc, la ministre aurait été en réalité limogée par Yoon qui voulait trouver une issue de sortie à la crise. Par conséquent, son projet de réforme risque d’être abandonné définitivement.

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