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A la loupe

Le salaire minimum revalorisé de 5,1 % en 2022

#Gros plan sur l'actualité l 2021-07-17

Journal

ⓒYONHAP News

Le salaire minimum est fixé à 9 160 wons de l’heure, soit 6,7 euros, pour l’année prochaine, en hausse de 5,1 % sur un an. Cela correspond à un revenu mensuel (209 heures) d’environ 1 914 440 wons, l’équivalent de 1 407 euros. C’est ce qui a été adopté, lundi, par la Commission nationale du salaire minimum lors de sa neuvième session plénière.


Cette commission est un organe paritaire pour le dialogue social, composé de 27 membres. Deux parties représentent respectivement les travailleurs et les employeurs, tandis que la troisième regroupe les experts dits « d’intérêt public », recommandés par le gouvernement. Dans leur dernière proposition, les syndicats ont demandé une augmentation de 14,7 % pour réclamer 10 000 wons, soit 7,3 euros, tandis que le patronat a misé sur une progression de 1,5 %, pour proposer 8 850 wons, soit 6,5 euros. Comme l’écart reste toujours important, les experts ont suggéré une plage de délibération allant de 9 030 à 9 300 wons, soit entre 6,6 et 6,8 euros. Finalement, le montant de 9 160 wons (6,7 euros) a été entériné in extremis. Cependant, les négociations ont été tellement houleuses que l’ensemble des neuf membres du patronat et quatre de ceux des syndicats ont claqué la porte afin de boycotter le vote.


Sous la présidence de Moon Jae-in, le smic horaire a été revalorisé de 16,4 % en 2018, de 10,9 % en 2019, de 2,9 % en 2020 et de 1,5 % en 2021. Ces deux premières années, il a augmenté sensiblement pour s’approcher davantage de la promesse électorale du locataire de la Cheongwadae, à savoir 10 000 wons, soit 7,3 euros. Par la suite, sa hausse a été amoindrie, les bonds soudains ayant eu des effets pervers : des difficultés alourdies chez les PME, les petits commerçants et industriels, ainsi que la baisse des offres d’emploi. Cette fois, la commission compétente a voulu trouver un compromis entre deux axes : en 2022, le pays a de fortes chances de surmonter la crise sanitaire du COVID-19 pour réaliser la reprise économique, mais les petits commerçants et industriels connaissent toujours de grandes difficultés.


Ce modus vivendi a provoqué un tollé général chez les travailleurs. La KCTU, l’une des deux plus grandes confédérations nationales de syndicats, a affiché sa volonté de lancer une grève générale. La centrale syndicale progressiste accuse le gouvernement de les avoir torturés avec sa fausse promesse. La protestation est plus vive chez le patronat. Celui-ci juge inacceptable la hausse de 5,1 % du smic. Selon lui, cette proposition ignore complètement la dure réalité des microentreprises. Ainsi, certains redoutent qu’une virulente confrontation sociale ne se reproduise autour de la revalorisation du salaire minimum, comme c’était le cas au début du mandat de Moon.

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