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A la loupe

La Chine serait-elle prête à lever ses restrictions contre la culture sud-coréenne ?

#Gros plan sur l'actualité l 2021-12-04

Journal

ⓒYONHAP News

Serait-il un signe de bon augure ? Un film sud-coréen est sorti en salle, mercredi dernier, en Chine, soit une première depuis six ans. La veille, il avait obtenu un visa d’exploitation auprès des autorités locales. Il s’agit de « Oh ! My Gran » du réalisateur Jung Se-kyo, où la célèbre actrice Na Moon-hee a interprété le rôle principal. Ce long-métrage est un mélange subtil de comédie policière et de drame familial qui se déroule à la campagne. En Corée du Sud, il était sorti en septembre de l’année dernière et a enregistré 350 000 entrées.


Avant « Oh ! My Gran », le dernier film sud-coréen projeté dans l’empire du Milieu remonte à septembre 2015. Il s’agit d’« Assassination » dont les protagonistes sont joués par Lee Jung-jae, Jun Ji-hyun et Ha Jung-woo signé Choi Dong-hoon. Pékin a instauré un quota très strict d’importations d’œuvres cinématographiques. Autrefois, deux ou trois films sud-coréens sortaient chaque année en Chine. Mais le cinéma du pays du Matin clair y a perdu son droit de cité depuis que Pékin a imposé les mesures restrictives contre la distribution des contenus culturels « made in Korea ».


Pour rappel, l’empire du Milieu a interdit sur son sol la hallyu, la vague culturelle coréenne. Et ce en représailles à l’accord que Séoul et Washington ont conclu pour installer le système de défense anti-missile à haute altitude (THAAD) dans le sud-est de la péninsule en 2016. Elle ciblait notamment les films, les dramas, les chansons de variété et les jeux vidéo. Certes, les autorités chinoises n’ont jamais officialisé une telle interdiction, mais elles ont bloqué à la source les contenus culturels « made in Korea » en rejetant toute demande de leurs distributeurs locaux.


C’est pourquoi la sortie de « Oh ! My Gran » dans les salles obscures chinoises, se présente comme un signe de bon augure. D’ailleurs, les autorités du pays avaient délivré l’autorisation pour la commercialisation de certains jeux vidéo de prestataires sud-coréens, il y a un an. Certains en déduisent que la Chine pourrait déverrouiller sa porte à la hallyu dans la perspective de deux grands événements à célébrer avec Séoul : les années des échanges culturels 2021-2022 et le 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques, l’année prochaine. Pékin tenterait aussi de se rapprocher de Séoul, d’autant plus que Washington tâche de dresser un front commun à son encontre, en ralliant ses alliés à sa cause. Reste à savoir si la Chine lèvera ses restrictions de façon partielle ou totale.

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