ⓒ YONHAP NewsLes Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 se sont ouverts le 6 février. Pour cet évènement mondial, la musique occupe une place incontournable. En particulier, en patinage artistique, elle n’est pas qu’un simple fond sonore. Elle accompagne chaque mouvement du patineur et aide à relier la technique et l’expression artistique. Fait notable : la k-pop devient un nouveau choix musical pour les athlètes.
Cette tendance s’est clairement manifestée en janvier dernier lors des Championnats des quatre continents organisés à Pékin. Lors de la prestation collective du gala, des morceaux comme « APT. » de Rosé et Bruno Mars ou la bande originale de la série « Squid Game » ont été diffusés, entraînant le public à chanter. Des patineurs étrangers comme le Chinois Jin Shuxian et le Canadien Roman Sadovsky ont, eux aussi, choisi des titres sud-coréens pour leurs programmes.
Mais comment sont gérés les droits d’auteur pour les milliers de morceaux diffusés lors des compétitions comme les JO ? La réponse est simple : les droits sont intégralement payés, selon des règles bien établies.
Le droit d’auteur repose sur le principe de territorialité, ce qui signifie que la loi du pays hôte s’applique. En Italie, c’est la Société italienne des auteurs et éditeurs (SIAE) qui collecte les redevances pour toutes les musiques utilisées pendant les Jeux. Lorsqu’une œuvre sud-coréenne est diffusée, elle transmet les montants à l’Association coréenne des droits d’auteur musicaux (KOMCA), qui les distribue ensuite aux créateurs concernés. La KOMCA assure la protection des droits des musiciens sud-coréens au-delà des frontières nationales, grâce à des accords conclus avec 102 organismes étrangers.
Ce principe s’applique aussi aux événements internationaux organisés en Corée du Sud. Lors des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 ou encore les Championnats des quatre continents qui ont eu lieu l’an dernier à Séoul, les droits d’utilisation musicale ont été perçus conformément à la législation nationale.