La Corée du Sud veut augmenter de 3 % ses parts de marché au sein de l’Union européenne d’ici trois ans : c’est l’objectif fixé par le ministère sud-coréen du commerce, qui compte bien tirer parti de l’accord de libre-échange signé entre Séoul et Bruxelles. Ce dernier est entré en vigueur le premier juillet.
« Cela pourrait prendre trois ans pour que les autres pays intéressés par le marché européen puissent conclure un accord de libre-échange avec Bruxelles, ce qui donne aux entreprises sud-coréennes une longueur d’avance pour s’emparer de parts de marché en Europe », a déclaré le ministre délégué sud-coréen au commerce extérieur Kim Jong-hoon.
Selon lui, depuis le 1er juillet, 94 % des taxes douanières imposées par les douanes européennes aux marchandises sud-coréennes ont été éliminées. Cette suppression aura une influence positive sur les échanges commerciaux.
Kim Jong-hoon s’est montré particulièrement optimiste pour les conséquences de ce pacte commercial sur le secteur automobile.: « le marché local représente 1,2 million de nouvelles voitures, à comparer aux 14 millions de véhicules du marché européen ».
Enfin, l’officiel sud-coréen a tenu à rappeler que son gouvernement a prévu des mesures de soutien aux entreprises agricoles qui pourraient souffrir de la concurrence des importations agricoles européennes, plus compétitives.