Le ministre des Finances Bahk Jae-wan a annoncé que son ministère envisagerait d’imposer désormais les religieux plus strictement qu’à l’heure actuelle. Cette annonce risque de susciter un débat entre ceux qui y sont favorables et les autres.
Dans une interview accordée hier à une télévision, Bahk a en effet affirmé qu’il semblait difficile de reconnaître une dérogation particulière au principe selon lequel tous ceux qui jouissent des droits légitimes du peuple doivent aussi partager les responsabilités liées à ces droits. Dans la foulée, il a précisé trouver qu’il n’y avait pas de raison de reporter encore une telle mesure. Cela dit, il a parlé d’une approche « prudente », de peur que ses propos ne soient perçus comme une répression des religions.
Un responsable du ministère a lui aussi relativisé l’annonce de Bahk Jae-wan. Selon lui, le ministre a simplement évoqué l’opinion générale des autorités fiscales.
C’est la première fois depuis six ans que les autorités fiscales du pays ont soulevé la question jugée très sensible. En 2006, le Fisc avait demandé au ministère des Finances s’il pouvait imposer ou pas les revenus des religieux.