La Corée du Sud va mettre en place des mesures de sauvegarde afin de minimiser les éventuelles conséquences négatives d’un accord de libre-échange avec la Chine dans son secteur agricole.
En effet, le ministère sud-coréen de l’Alimentation, de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche craint que la proximité géographique entre les deux pays, la structure agricole similaire et la différence importante dans les prix des produits n’affectent de plein fouet les agriculteurs et les pêcheurs sud-coréens.
Afin d’apaiser ces inquiétudes, le ministère s’apprête à créer dès ce mois-ci une équipe dédiée à formuler la stratégie de négociations de Séoul, avec à sa tête son vice-ministre. Il conjuguera aussi des efforts pour que les produits agricoles « Made in Korea » soient traités comme des exceptions dans ce traité commercial afin de mieux protéger les agriculteurs locaux.
Cette mesure est survenue après que Séoul et Pékin ont annoncé hier l’inauguration de leurs négociations visant à conclure un traité commercial au bout des pourparlers préliminaires de sept ans.
Avec son PIB de 7 300 milliards de dollars, la Chine est la seconde économie de la planète et le premier partenaire commercial de la Corée du Sud. Le volume commercial bilatéral a atteint 220,6 milliards de dollars en 2011, devançant largement 100,8 milliards pour les Etats-Unis et 103,1 milliards pour l’Union européenne.