Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a menacé hier de revoir la nature de ses liens avec la Corée du Sud si Séoul arrêtait ses importations d’or noir en provenance de Téhéran.
Dans le même temps, l’Iran aurait proposé de se charger de l’acheminement de son pétrole vers le pays du Matin clair ainsi que des frais d’assurance de transport. D’après l’embargo progressif décidé à Bruxelles, les assureurs européens ne pourront plus couvrir le transport de pétrole iranien. Mais selon une source du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, la proposition de Téhéran à Séoul serait antérieure à cette mesure prise par l’Union européenne.
Lundi, le gouvernement sud-coréen a fait part de son intention de suspendre ses importations de pétrole brut iranien à partir du 1er juillet, suite aux sanctions financières décidées par les 27. La Corée du Sud est le premier pays d’Asie à prendre une telle mesure.
Quatrième importateur mondial de pétrole iranien, Séoul a fait savoir qu’il s’était déjà assuré d’un approvisionnement suffisant auprès de l’Irak, du Koweït, du Qatar et des Emirats arabes unis.