Les actifs transférés par les classes aisées et les entreprises sud-coréennes vers les paradis fiscaux montent en flèche.
Les investissements légaux atteignent 24 000 milliards de wons ou 17 milliards d’euros et le nombre des sociétés écran créées par les entreprises sud-coréennes dans un paradis fiscal avoisine les 5 000, alors que les cas de détournement des actifs à l’étranger et de blanchiment d’argent se sont multipliés par dix en quatre ans.
Selon James Henry, un ancien économiste en chef du cabinet McKinsey, la Corée du Sud arrive à la troisième position en termes d’actifs cachés dans les paradis fiscaux entre 1970 et 2010, soit 779 milliards de dollars.
La Banque d’import-export de Corée (Eximbank) a quant à elle annoncé que les investissements réalisés par des sud-Coréens dans les 35 paradis fiscaux entre 1968 et mars 2012 s’élevaient à 21 milliards de dollars, soit 10,7 % de la totalité des investissements sud-coréens à l’étranger.
Parmi les destinations de ces actifs, Singapour arrive en tête avec 4,3 milliards de dollars suivi par la Malaisie et les îles Caïmans qui ont attiré chacun 3,1 milliards de dollars.