Face aux députés français hier, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s’en est pris à l’accord de libre-échange entre l’Europe et la Corée du Sud. Il avait été signé en 2010 et était entré en vigueur en juillet 2011. Montebourg a annoncé qu’il demanderait à l’Union européenne « le déclenchement de mesures de surveillance qui (nous) permettrons éventuellement de déclencher des mesures de sauvegarde ». Il a estimé que l’Europe avait été « naïve » en faisant passer ce traité.
Alors que l’industrie automobile française est en crise et que PSA annonçait hier des pertes de 819 millions d’euros au premier semestre et prévoit la suppression de 8 000 postes, la concurrence des voitures sud-coréennes est pointée du doigt par le ministre français qui dévoilait hier son plan de soutien au secteur automobile. Les constructeurs Peugeot, Citroën et Renault ont vu leurs parts de marché dans l’hexagone se réduire de manière notable, alors que celle des constructeurs sud-coréens augmentait. Cette dernière reste cependant très faible, de l’ordre de 3 %.