Un producteur sud-coréen de porc a vu ses pertes économiques reconnues comme directement liées à l’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et l’Union européenne, une reconnaissance intervenue pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du traité.
La commission du commerce extérieur rattachée au ministère sud-coréen de l’Application économique des nouvelles technologies a annoncé que les allégations du plaignant selon lesquelles l’augmentation de l’importation de la viande porcine en provenance du Vieux continent lui avait causé des dommages financiers ont été acceptées. Elle a aussi affirmé que par la suite, le plaignant bénéficierait d’une aide gouvernementale.
L’éleveur pourra donc recourir à une subvention annuelle dans la limite de 500 millions de wons ou 353 000 euros pour les frais de fonctionnement et de 300 millions de wons ou 212 000 euros pour les équipements.
L’allégement des critères pour estimer des dommages liés à l’accord de libre-échange y est en effet pour quelque chose : ils sont passés de 20 % de la baisse du chiffre d’affaires à 10 %.
On prévoit qu’avec cette décision favorable au plaignant, d’autres demandes semblables se succéderont dans l’avenir.