La croissance potentielle de la Corée du Sud est estimée à hauteur de 3,8 % cette année sur fond de crise financière internationale et de dettes dans la zone euro. C’est du moins ce qu’a prévu Kim Choong-soo, le gouverneur de la Banque de Corée (BOK) au cours de la conférence de presse qu’il a donnée hier à Tokyo. Lui aussi est de passage sur l’archipel dans le cadre du sommet annuel du FMI et de la Banque mondiale.
Le taux de croissance potentielle du pays, soit le taux maximal possible qu’une économie peut atteindre sans aucune inflation, s’est élevé à 6,1 % entre 1990 et 2000. Depuis, il ne cesse de chuter, affecté par la tourmente financière mondiale. La banque centrale sud-coréenne n’a pas officiellement donné ce taux de croissance potentielle depuis 2005.
Ces remarques sont intervenues après que la BOK a abaissé jeudi son taux directeur et ses prévisions de croissance en 2012 et 2013, dans le sillage de la crise des dettes en Europe et de la récession en Chine. La banque centrale du pays a revu à la baisse ses perspectives de croissance à 2,4 % et à 3,2 % pour cette année et pour l’année prochaine.