On croyait que le fameux « tapering », la réduction progressive de l’assouplissement quantitatif par la Fed américaine, allait plus durement toucher les maillons faibles des pays émergents et moins ceux qui semblent les plus solides. Mais en fait, c’est le contraire. C’est en tout cas ce qu’on apprend des résultats d’une analyse menée par le NBER, le bureau national de recherche économique. Cet organisme privé américain a comparé 27 émergents et ses travaux ont été publiés hier dans le Wall Street Journal.
Selon cette étude, après que le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke a annoncé la mesure en mai 2013, les devises de certains grands pays émergents, comme la Corée du Sud, Israël et les Philippines, ont chuté trois fois plus que celles des petits émergents. L’organisme américain a expliqué cela par la fuite massive des capitaux étrangers de ces nations dont les fondamentaux économiques sont plutôt solides.
Par ailleurs, le comité de politique monétaire de la banque centrale américaine doit achever aujourd’hui une réunion de deux jours, à l'issue de laquelle son aide à l'économie devrait être réduite. Les analystes s'attendent à ce que la Fed continue de réduire encore de 10 milliards de dollars ses achats mensuels d'actifs destinés à soutenir la reprise.