Le 10e cycle des négociations sur l’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et la Chine s'est terminé aujourd’hui.
C’est ce qu’a annoncé le ministère sud-coréen du Commerce extérieur qui ajoute que les deux parties ne sont pas parvenues à faire progresser le dialogue.
Les sud-Coréens ont contesté la proposition chinoise d’exclure la pétrochimie, l’acier et la machinerie des concessions pour exiger de Pékin d’ouvrir plus tôt ces marchés.
Une demande à laquelle la partie chinoise n’a pas répondu favorablement sous prétexte que l’ex-empire du Milieu est moins compétitif que le pays du Matin clair dans le secteur industriel et que le déficit commercial vis-à-vis de lui ne cesse d’augmenter.
Les Chinois ne sont pas contents non plus car les sud-Coréens se montrent réticents à l’ouverture du marché des produits agricoles et maritimes.
Séoul a essayé de convaincre Pékin que les agriculteurs et les pêcheurs sud-coréens sont principalement de petits exploitants et que ces domaines constituent un sujet très sensible dans la société sud-coréenne mais en vain.
U Tae-hui, le négociateur commercial du ministère, a reconnu dans son briefing qu’il y avait une véritable épreuve de force autour de la table des négociations. Mais il s’est voulu rassurant en disant que cette rencontre a permis aux deux partenaires de mieux comprendre, ce qui va contribuer à combler le fossé qui les sépare.
Par ailleurs, les sud-Coréens ont proposé d’inclure la pêche illégale dans l’agenda de la coopération économique mais les Chinois ont refusé cette proposition d’un revers de la main en disant qu’elle ne faisait pas partie des objets de négociations sur l’accord de libre-échange entre les deux pays.
Leur prochaine rencontre aura lieu en Chine. Les détails du programme des prochaines négociations tels que le calendrier et l’endroit restent à fixer.