Le gouvernement sud-coréen a protesté vivement contre la validation des manuels scolaires destinés aux écoliers qui renforce la revendication de la souveraineté du Japon sur les îlots de Dokdo. Il a aussi condamné le livre bleu 2014 du Japon publié aujourd'hui qui considère ces îlots situés en mer de l'Est et contrôlés par la Corée comme faisant partie du territoire nippon.
C’est la position officielle de la Corée du Sud, annoncée dans un communiqué publié aujourd’hui par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Selon lui, si le gouvernement de Shinzo Abe qui affichait il y a trois semaines sa volonté de respecter la vision de l’histoire des gouvernements successifs du Japon veut détourner ou cacher son passé impérialiste aux écoliers, il entraînera l’isolement des générations futures du Japon dans la communauté internationale. Séoul a également souligné que la provocation continue de Tokyo concernant Dokdo ne fera que dégrader les relations entre les deux pays.
Le ministère sud-coréen de l’Education a aussi exprimé sa profonde inquiétude quant à la nouvelle revendication de Tokyo tout l’appelant à revenir sur sa position. Selon lui, apprendre aux enfants japonais un mensonge sur Dokdo et justifier l’invasion japonaise va à l’encontre de l’objectif de l’enseignement primaire, voire risque de mettre en danger la paix en Asie du Nord-est.
Il a ajouté avec indignation qu’avec l’insertion de sa revendication sur Dokdo dans les manuels scolaires, le gouvernement nippon révélerait sa volonté d’envahir le territoire sud-coréen.
Selon les sources diplomatiques sud-coréennes et japonaises, le ministère japonais de l’Education a validé aujourd’hui quatre manuels scolaires destinés aux écoliers en cinquième et en sixième années affirmant que les îlots Dokdo appartiennent au territoire japonais et sont occupés de manière illégale par la Corée du Sud.