Concernant les drones nord-coréens découverts sur l’île de Baengnyeong et Paju, le ministre sud-coréen de la Défense Kim Kwan-jin a expliqué que le développement technologique pourrait leur permettre d’acquérir une capacité d’explosion automatique.
Cette mise en garde a été évoquée devant les députés sud-coréens. Le ministre a précisé que les engins nord-coréens semblent être dotés pour le moment d’une capacité de reconnaissance élémentaire, mais pourraient être améliorés dans l’avenir. Tout en reconnaissant que la détection des drones de petite taille a été négligée, Kim s'est engagé à trouver des mesures pour y faire face le plus tôt possible.
Le porte-parole du ministère Kim Min-seok a ajouté qu’un système doté d’un radar susceptible de repérer de petits drones et des moyens de les intercepter dans les zones urbaines est prévu.
Les enquêteurs ont en effet estimé que le drone qui s’est écrasé sur l’île de Baengnyeong en mer Jaune est plus sophistiqué que celui découvert à Paju à 30 km au nord de Séoul, ce qui laisse à penser que l’apparition d’un drone destiné au terrorisme est tout à fait possible.
Selon eux, c’est le service des renseignements de l’armée populaire de Corée qui a fabriqué et exploité le drone découvert à Paju. Comme preuve, ils avancent des documents collectés par la division nord-coréenne en 2010, notamment un relatif au moteur du drone en question.