Les autorités militaires sud-coréennes ont révélé aujourd’hui les résultats intermédiaires de leurs enquêtes sur trois drones découverts dans les endroits séparés près de la frontière intercoréenne depuis fin mars. Bien que les numéros de série de leurs pièces aient été effacés intentionnellement, elles sont convaincues que les engins sont d’origine nord-coréenne. Elles croient que la destruction des numéros de série avait pour but d’empêcher de retracer le parcours des pièces détachées et que ces drones ont survolé principalement des zones militaires.
Les enquêteurs expliquent que le drone qui s’est écrasé à Paju ne pouvait venir que de Corée du Nord car son autonomie ne dépasse pas les 200 km. Ils s’appuient également sur six empreintes non identifiables prélevées sur l’engin pour soutenir leur théorie.
Les enquêteurs se montrent pourtant prudents en disant que seule l’analyse de l’unité centrale de traitement et de la base de données du système GPS permettra d’identifier la provenance du drone. Ils monteront donc sur pied une équipe d’enquête scientifique pour effectuer ce travail. Toutefois, l’analyse technique des pièces centrales devant recourir à une équipe internationale, il faudra donc attendre encore longtemps pour obtenir la conclusion finale.
Mais si la Corée du Nord se révélait coupable, le gouvernement sud-coréen n’hésiterait pas à saisir la commission d’armistice militaire du Commandement des Nations unies pour faire condamner Pyongyang.