Le ministère de la Défense a affirmé qu’il prendrait en considération l’opinion publique sud-coréenne pour la signature d’un mémorandum d'entente sur le partage des renseignements militaires entre la Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis, même s’il la considère nécessaire.
D’après le ministère, Séoul et Washington se sont mis d’accord sur cette question lors du sommet présidentiel le 25 avril dans la capitale sud-coréenne. Le gouvernement poursuivra plus activement la signature de cet accord, mais prendra en compte l’évolution des circonstances. Il a précisé que les circonstances signifiaient les émotions des sud-Coréens à l’égard des provocations japonaises concernant l’histoire et d’autres affaires.
Un mémorandum d'entente de ce genre a été conclu, d’un côté, entre Séoul et Washington et de l’autre, entre Washington et Tokyo, mais pas entre Séoul et Tokyo. Pour cette raison, la nécessité d’un accord entre les deux voisins a été évoquée au sein du gouvernement. Les deux pays avaient tenté en 2012 de signer un accord pour partager des informations militaires, mais, ils ont fini par renoncer à cause de l’opposition de l’opinion publique en Corée du Sud.
En raison du révisionnisme historique du Japon, les sud-Coréens se montrent toujours défavorables à cet accord, ce qui fait prévoir des démarches difficiles pour parvenir à la signature d’un mémorandum entre les trois nations.