La tragédie du Sewol divise la classe politique. L’Union démocrate pour une nouvelle politique, la première formation d’opposition, demande la nomination d’un procureur indépendant et une enquête parlementaire pour faire la lumière sur l’accident. L’un de ses deux patrons, Kim Han-gil a montré du doigt l’incapacité du gouvernement à le faire. Dans la foulée, il a affirmé que c’est au Parlement, et non au gouvernement d’éclaircir les causes du drame et d’élaborer les mesures en vue d’empêcher désormais de nouvelles catastrophes.
Quant à l’autre chef du parti, Ahn Cheol-soo, il a appelé à débuter la session extraordinaire du Parlement de mai et juin par la recherche de solutions pour tous les problèmes qui se sont posés.
Le Saenuri, la majorité présidentielle, n’est pas d’accord avec eux. Pour le président de son groupe parlementaire Choi Kyung-hwan, chaque chose en son temps. Il faut d’abord bien gérer les suites de la crise avant de discuter de la demande de l’opposition.
Le directeur de la planification et des stratégies du parti Kim Jae-won a pour sa part affirmé qu’il faudrait d’abord attendre la fin des enquêtes menées par le parquet et la police et que si leurs résultats étaient jugés insuffisants, on pourrait discuter de la nomination d’un procureur indépendant.