Après le drame du Sewol, la pratique d'offrir des parachutes aux hauts fonctionnaires ou d’hommes politiques à la retraite au sein des entreprises publiques est considérée comme une des causes de l’accident. Consciente de ces pratiques, la chef de l’Etat a promis hier d’y mettre fin.
Après son élection à la présidence de la République en décembre 2012, elle avait cependant pris le même engagement. Ce qui ne l'avait pas empêchée, après son investiture en février 2013, de continuer à nommer d’anciens députés ou de hauts fonctionnaires à la tête d'entreprises publiques. Les chiffres sont parlants.
Si l’on en croit une étude d’Alio, un portail d’informations sur la gestion des agences publiques, sur un total de 153 chefs d’entreprises publiques nommés depuis février 2013, 75 - soit 49 % de l’ensemble - sont issus de ministères sous l’autorité desquels sont placées ces entreprises, appartiennent à la classe politique au pouvoir ou sont des proches de la présidente. Parmi eux, les anciens hauts fonctionnaires sont les plus nombreux et représentent 33 % du nombre.