La Corée du Sud et l'Union européenne ont réaffirmé leur volonté de ne plus tolérer les provocations de la Corée du Nord, tout en s'engageant à coopérer pour la dénucléarisation du pays communiste.
Cette décision est intervenue hier à Séoul au cours d'une rencontre entre Yun Byung-se, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères et Catherine Ashton, la haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour l'Union européenne. Ashton est de passage dans la capitale pour une visite de deux jours.
Par ailleurs, Yun et Ashton ont affirmé que la communauté internationale ferait face avec fermeté aux éventuelles nouvelles agressions de Pyongyang dont un nouveau type de test nucléaire.
Ces remarques surviennent alors que le régime nord-coréen a menacé de conduire un 4e essai nucléaire, montant du coup d'un cran la tension dans la péninsule coréenne.
En particulier, le chef de la diplomatie sud-coréenne a souligné qu'une nouvelle provocation nord-coréenne ne pourrait pas être acceptée. Cette remarque fait suite aux deux ogives tirées par la Corée du Nord en direction d'un patrouilleur sud-coréen en mer Jaune, jeudi dernier.
De son côté, la vice-présidente de la Commission européenne a affirmé que Séoul et Bruxelles coopéreraient davantage pour dissuader la Corée du Nord de développer son programme nucléaire ainsi que pour instaurer la paix tant dans la péninsule coréenne qu'en Asie du Nord-est.
Après la rencontre, Yun et Ashton ont signé un accord de partenariat sur la gestion de la crise qui concerne les catastrophes naturelles, le contrôle des actes de piraterie et le maintien des activités dans les conflits mondiaux.
Un peu plus tôt, Catherine Ashton avait rendu visite à la président Park Geun-hye. Les deux femmes ont discuté des moyens de mettre en oeuvre un accord que la chef de l'Etat sud-coréen avait signé avec les leaders de l'Union européenne lors de sa visite en novembre dernier à Bruxelles.