L’Assemblée nationale a mis en place une commission d’enquête sur le naufrage du Sewol, commission qui devait se réunir hier, mais la réunion n’a finalement pas eu lieu. En cause, le Saenuri, le parti présidentiel et l’UDNP, la première force d’opposition qui ne se sont pas entendus sur le plan détaillé de l’enquête. Les deux camps poursuivent leur bras de fer en particulier sur les témoins que la commission devrait interroger.
L'UDNP demande que soient indiqués les noms des personnes à interroger. Mais le Saenuri ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, le plan doit d’abord préciser l’objectif de l’enquête, sa durée et ses modalités, puis décider des témoins au fur et à mesure des travaux. Le secrétaire général de la présidente de la République est au cœur de cette querelle. Il s’agit de Kim Ki-choon. Pour l’opposition, son nom doit être mis dans le plan, tandis que cela constitue une violation de la loi pour la majorité.
La colère gronde chez les familles des victimes de la tragédie du Sewol. Plus de 30 de leurs membres ont manifesté devant l’immeuble des bureaux des députés à l’Assemblée nationale. Ils ont alors demandé au Parlement de promettre de faire toute la lumière sur les causes du drame.