Pyongyang a décidé de rouvrir l’enquête sur les civils japonais que le régime a enlevés dans les années 70-80. En retour, Tokyo s'est engagé à lever certaines sanctions contre Pyongyang.
Le gouvernement sud-coréen en a profité pour appeler la Corée du Nord à se prononcer immédiatement sur le dossier des sud-Coréens kidnappés par le pays communiste et des membres des familles séparées par la guerre de Corée.
Le porte-parole du ministère de la Réunification a lancé cet appel lors d'un point de presse aujourd'hui. Selon Kim Eui-do, le processus de règlement de la question des Japonais enlevés constitue la clé de l'accord nord-coréano-japonais, d'autant plus qu'il s'agit d'une question humanitaire.
La Corée du Nord avait déclaré en octobre dernier qu'elle détenait un missionnaire sud-coréen pour être illégalement entré au Nord. Toutefois, elle ignore la demande de Séoul d'identifier le détenu et de l'autoriser à accéder à sa famille ou à un avocat. Elle ne se prononce pas non plus sur la libération de ce missionnaire et son rapatriement.
Le régime de Kim Jong-un ne répond pas à la proposition de Séoul de discuter des moyens de mettre un terme aux questions humanitaires qui les opposent, en organisant par exemple régulièrement les retrouvailles des familles séparées par la guerre.