Le retour permanent de la première génération de Koreïskis, des Russes d’origine coréenne s’achèvera l’année prochaine. Il s’agit de Coréens très âgés, qui ont été déportés sur l’île de Sakhaline par le gouvernement japonais pendant la Seconde guerre mondiale. Leur rapatriement a commencé à la suite d'un accord entre la Corée du Sud et le Japon en 1990, dans le cadre du « projet du retour permanent » qui comprend aussi leurs visites en Corée du Sud ou en Russie. Les Croix-Rouge des deux pays se sont chargées des aspects pratiques.
Jusqu’en 2013, parmi les candidats au rapatriement, 4 189 Koreïskis qui sont nés ou ont résidé sur l’île de Sakhaline avant le 15 août 1945, le jour de la libération coréenne de la colonisation japonaise, leur conjoints ou leurs enfants sont rentrés dans leur pays natal. Sauf ceux qui sont morts ou sont retournés en Russie, environ 3 000 personnes se sont installés dans des villes qui ne sont pas très éloignées de Séoul, notamment, à Ansan, Incheon, Paju, Gimpo, Cheonan ou Wonju. Ils bénéficient de subventions gouvernementales pour le coût de la vie ou les soins médicaux.
Ce projet s’est terminé à la fin de l’année dernière, alors qu’il reste encore 190 demandeurs de la première génération d’émigrés coréens. Séoul et Tokyo se sont entretenus sur cette question du 26 au 28 mai et se sont mis d’accord pour les rapatrier tous d’ici 2015.
Quant aux demandeurs de la 2e génération, rien n’est encore décidé. Un officiel de la Croix-Rouge sud-coréenne a indiqué que les deux nations devraient en discuter à nouveau. En plus, ils devraient définir, selon lui, le budget et l’envergure d’un projet destiné à aider les visites à Séoul des Koreïskis qui ont décidé de rester en Russie et celles sur l’île de Sakhaline des émigrés qui sont rentrés au pays du Matin clair.