Le Premier ministre désigné Moon Chang-keuk a présenté hier ses excuses aux personnes qui ont été blessées par ses propos concernant les victimes de l'esclavage sexuel par l'armée japonaise durant la Seconde guerre mondiale, en soulignant que ce n'était pas son intention.
L'ex-rédacteur en chef d'un quotidien a demandé pardon pour ses remarques faites il y a quelques années dans des rubriques d’un journal et des conférences, selon lesquelles la Corée du Sud n’avait pas besoin d’excuses de Tokyo à propos des crimes de guerre, parce qu’elle seule pouvait prendre les victimes sous son aile.
Quant à ses propos selon lesquels la colonisation de la Corée par le Japon et la division de la péninsule coréenne étaient la volonté de Dieu, il s’agissait selon lui d’une prise de conscience historique dans le contexte religieux qu’il partageait avec sa communauté religieuse.
Moon a reconnu avoir blessé la famille et les partisans de l'ancien président Kim Dae-jung, quand il avait écrit une rubrique sur les caisses noires présumées et la fortune cachée à l'étranger de Kim, au moment où ce dernier était dans un état de santé critique.
Concernant ses commentaires sur l'ancien président Roh Moo-hyun, il a expliqué qu’il voulait noter, en tant que journaliste, que c’était inapproprié pour un ancien chef de l'Etat de se suicider, en ajoutant qu'il était désolé si ses paroles avaient gêné la famille endeuillée et les proches de Roh.
Moon a aussi dit que, s'il devenait le Premier ministre, il devrait jouer un rôle adéquat et adopter un comportement juste, et il a juré qu’il le ferait.
Par ailleurs, les associés de Moon ont annoncé qu’ils soumettraient les documents pour son audition de confirmation au Parlement mardi, un jour plus tard que prévu.