Le groupe de discussion permanent de haut niveau entre la Corée du Sud et les États-Unis a tenu sa première réunion cet après-midi à Séoul pour discuter du calendrier et des conditions du transfert de l'OPCON, le contrôle des forces en temps de guerre, de Washington à Séoul. Ryu Je-seung, le chef du bureau du planning au ministère sud-coréen de la Défense et David Helvey, l’adjoint du vice-ministre chargé de l'Asie de l’Est du Département américain de la Défense ont représenté leur pays pour cette rencontre.
Selon un officiel du ministère sud-coréen, ce groupe organisera à compter de ce mois-ci des réunions tantôt à Séoul tantôt à Washington en vue de faire avancer les négociations, pour que les deux alliés puissent parvenir à un accord au cours de leur rencontre consultative sur la sécurité prévue en octobre prochain.
La Corée du Sud a remis le contrôle de ses forces armées aux États-Unis pendant la guerre de Corée entre 1950 et 1953 pour se défendre contre l’invasion nord-coréenne. Le contrôle en temps de paix de ses forces a été rendu en 1994 et la récupération de l'OPCON était prévue pour décembre 2015.
Mais, l'année dernière, suite au troisième essai nucléaire de Pyongyang, Séoul a demandé de repousser la date du transfert. Park Geun-hye et Barack Obama ont convenu en avril de la reconsidérer en raison de la menace de Pyongyang d'effectuer un nouvel essai.
A en croire les experts et des sources gouvernementales, il est probable que l'OPCON soit transmis aux sud-Coréens au début de 2020, au lieu de la fin de 2015 comme prévu, en tenant compte de la mise en place du système antimissile KAMD de l’armée sud-coréenne au début de 2020, qui pourra attaquer des armes de destruction massive nord-coréennes.