Séoul monte au créneau pour répondre à la tentation révisionniste de Tokyo. Le gouvernement de Shinzo Abe a rendu publique vendredi dernier la conclusion de l’enquête par une commission d’experts sur les circonstances dans lesquelles en 1993, Yohei Kono, à l’époque secrétaire général du gouvernement, avait présenté des excuses officielles sur la question des femmes de réconfort. Une conclusion qui a une nouvelle fois ulcéré les sud-Coréens.
Le gouvernement de Séoul a alors décidé de publier un livre blanc sur ces esclaves sexuelles recrutées en Corée du Sud par l'armée impériale nippone durant la seconde guerre mondiale. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui un responsable gouvernemental.
Il envisage en même temps de compléter le texte consacré à ces victimes et publié sur le site d’accueil du ministère des Affaires étrangères.
Indépendamment de ce type de mesures, il pense prendre aussi des mesures multilatérales en coopération avec la communauté internationale.
Sur le plan non gouvernemental, la Fondation sud-coréenne de l’histoire de l’Asie du Nord-est a décidé de partager les documents là-dessus avec les Archives de la province chinoise du Jilin et de mener avec cet établissement des études communes.