De plus en plus de banques et de compagnies d’assurance sud-coréennes se lancent sur le marché chinois et vice versa. Ce phénomène s’explique par la concordance des intérêts des deux côtés : les milieux financiers sud-coréens voient leurs sources de profit se tarir sur le marché domestique et l’ex-Empire du milieu tente d’obtenir la suprématie économique en Asie du Nord-Est.
La banque sud-coréenne Woori Bank se chargera du commerce et du marketing de la filiale de Bank of Communications de Chine, désigné comme institution de règlement du yuan au pays du Matin clair. Les deux banques avaient conclu une convention sur le règlement international entre le won et le yuan, ce qui permettrait aux entreprises des deux nations de payer en monnaie locale leurs échanges.
De son côté, Hana Financial Group mettra en place en octobre un établissement unifié de Hana Bank et de Korea Exchange Bank dans le but de pénétrer le marché chinois.
Quant à Kookmin Bank qui a pris du retard par rapport à ses concurrents, elle envisage de profiter de ses filiales en Chine au lieu de coopérer avec des banques locales.
Dans le secteur de l’assurance, les principales sociétés sud-coréennes essaient, elles aussi, de se lancer en Chine, en créant des personnes juridiques locales ou conjointes. Notamment, Samsung Fire & Marine Insurance a commencé à vendre des produits d’assurance de voiture dans l’ex-Empire du milieu et projette d’établir une compagnie d’assurance maritime conjointe.