Séoul semble continuer à s’inquiéter après la récente décision du cabinet japonais de réinterpréter la Constitution pacifiste afin d'autoriser le pays à exercer son droit à l’auto-défense collective.
Si l’on en croit un haut responsable gouvernemental, la Corée du Sud aurait décidé de ne pas accepter que le Japon utilise le droit, même dans le KTO, à moins que Séoul ne formule une requête en ce sens. Le KTO correspond aux zones d’opérations sud-coréano-américaines établies par le commandant en chef des forces combinées des deux pays en cas d’urgence dans la péninsule.
Une autre source nous a appris que Tokyo et Washington avaient pris note de cette position, qui est plus concrète que celle affichée aussitôt après la décision du cabinet nippon. Séoul avait alors affirmé que tout exercice du droit sans sa demande ou son consentement ne pourrait être toléré, s’il affecte la sécurité de la péninsule coréenne et l'intérêt national des sud-Coréens.
Si Séoul a établi un tel principe sur le KTO, c’est parce que certains sud-Coréens semblent croire que les Etats-Unis pourront autoriser le Japon, leur allié, à intervenir en cas d’urgence dans la péninsule, tant que le commandant en chef des forces combinées sud-coréano-américaines exercera le fameux Opcon, le contrôle opérationnel en temps de guerre. C’est un général quatre étoiles américain assure ce poste.