Le parti au pouvoir et l'opposition ont convenu d'ouvrir une autre session extraordinaire lundi pour une durée d'un mois. Au cours de cette session, le Saenuri et l'UDNP chercheront à faire passer une loi spéciale sur le naufrage du Sewol.
Les deux camps avaient décidé d'adopter cette disposition lorsqu'ils se sont réunis en session plénière jeudi. Mais cette initiative n'a pas abouti en raison de divergences sur l'octroi d'un droit d'enquête.
Pour l'UDNP, la première force de l'opposition, il faut attribuer ce pouvoir d'investigation à la commission chargée de l'enquête sur le drame de Sewol. En contrepartie, le Saenuri, le parti gouvernemental, préconise de faire appel à un procureur indépendant.
La loi spéciale en question appelle à la création d'une équipe d'investigation visant à faire la lumière sur la cause du drame du 16 avril qui a fait plus de 300 morts, dont la majorité était des lycéens. La loi prévoit aussi des mesures pour accorder des compensations aux familles des victimes.
D'autre part, les familles des victimes ont poursuivi aujourd'hui leur grève de la faim à l'Assemblée nationale pour la cinquième journée d'affilée. Elles réclament qu'en plus du pouvoir d'investigation, celui de poursuite soit octroyé à la commission chargée de l'enquête sur l'affaire du Sewol.