Le gouvernement de Séoul a demandé aux entreprises de BTP sud-coréennes de réduire le nombre de leurs employés présents en Libye. Cette décision est intervenue en raison des violences exacerbées dans le pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Les affrontements meurtriers entre les milices islamistes rivales se poursuivent. Un conflit plus large est redouté.
Séoul a donc pris sa décision par mesure de sécurité. Mais les professionnels de l’industrie craignent que cela ne complique à nouveau les travaux en cours en Libye, dont le montant dépasse les 10 000 milliards de wons.
Selon un responsable du ministère des Affaires étrangères, rien ne peut garantir la sécurité des ressortissants sud-coréens, d’autant que les combats s’amplifient à l’aéroport de Tripoli. Séoul ne pense cependant pas encore à un retrait total des sud-Coréens. Il ne recommande pour le moment l'évacuation que du personnel qui n'est pas indispensable.
Actuellement, une vingtaine d’entreprises sud-coréennes sont présentes dans le pays d'Afrique du Nord. Et environ 550 sud-Coréens travaillent sur les chantiers.