La Corée du Sud a appelé le Japon à mettre en pratique son engagement à défendre la déclaration de Kono qui reconnaît la mobilisation forcée des femmes de réconfort en faveur des soldats impériaux nippons au cours de la Seconde guerre mondiale.
Le gouvernement de Park Geun-hye a lancé cet appel alors que les deux pays ont repris des pourparlers entre des directeurs de leurs ministères des Affaires étrangères respectifs sur ce dossier, hier à Séoul. Il s'agit de la troisième édition de leur rencontre depuis leur accord en avril pour organiser ce genre de réunion mensuelle.
Au cours des discussions d'hier, Séoul a affiché son vif regret quant au résultat de l'enquête de la déclaration de 1993. De son côté, Tokyo a campé sur sa position initiale en mettant en avant que cette révision visait à protéger la déclaration en question.
Les deux camps n'ont pas révélé les détails de leurs discussions. Ils ont juste décidé de se retrouver en août prochain.
En tout cas, la révision par l'administration Abe a provoqué un tollé parmi les sud-Coréens, le Japon ayant indiqué que les excuses sur l'esclavage sexuel de 200 000 femmes, dont la majorité de Coréennes et de Chinoises, résultaient d'un compromis politique entre Séoul et Tokyo.