La Maison blanche envisage de tenir le mois prochain une autre rencontre avec les victimes de l'esclavage sexuel perpétré par le Japon au cours de la Seconde guerre mondiale.
Si l'on en croit des sources à Washington, les officiels de la Maison blanche qui s'occupent des questions de la société civile ainsi que ceux en charge de la politique des affaires étrangères pourraient prendre part à la prochaine rencontre.
Plus concrètement, Paulette Aniskoff, l'assistante adjointe au président et directrice du bureau de l'engagement public à la Maison blanche a affiché cette intention lorsqu'elle a rencontré la semaine dernière à Washington les deux victimes sud-coréennes : Lee Ock-sun, 87 ans et Kang Il-chul, 86 ans.
Si les responsables de la diplomatie et des affaires étrangères de la Maison blanche prennent part à cette rencontre, cela pourrait laisser entendre que Washington considère cet esclavage sexuel comme un dossier diplomatique, et non simplement une question relative aux droits des femmes.
De l'avis des observateurs, cela s'inscrirait aussi dans la volonté de l'administration américaine de faire davantage pression sur le Japon pour qu'il mette un terme au dossier qui constituait depuis longtemps un frein pour l'amélioration des relations entre Séoul et Tokyo. Cela d'autant plus que Washington cherche à développer la coopération trilatérale en matière de sécurité avec ses deux alliés.