Parmi les cinq députés accusés de corruption, trois se sont vu délivrer un mandat d’arrêt : Park Sang-eun et Cho Hyeon-ryong du Saenuri, le parti au pouvoir et Kim Jae-yun de l’UDNP, la première formation d’opposition.
Les mandats d'arrêt ont été lancés quelques minutes avant l'ouverture à minuit d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Selon la loi sud-coréenne, les députés bénéficient de l'immunité pendant les travaux parlementaires.
Si Cho Hyeon-ryong est accusé d’avoir empoché 160 millions de wons soit près de 120 000 euros de la part d’un fournisseur lié au chemin de fer, Kim Jae-yun est suspecté d’avoir reçu, quant à lui, 50 millions de wons ou 37 000 euros environ provenant du Seoul Arts College en échange de son intervention dans le vote d’un projet de loi permettant à cet établissement de changer de nom et de statut.
Le tribunal central de Séoul a jugé la délivrance des mandats d’arrêts nécessaire, car les accusations contre ces deux députés sont graves.
En revanche, la demande de délivrance d’un mandat d’arrêt contre Shin Hak-young et Shin Geh-ryeun, tous deux issus de l’UDNP, et pour la même raison que Kim, a été rejetée. Les juges mettent en avant le témoignage peu fiable du corrupteur.
Pour sa part, le tribunal d’Incheon a délivré un mandat d’arrêt contre Park Sang-eun accusé d’avoir perçu un revenu issu d’une activité illégale, pour prévenir un risque de suppression des preuves et de fuite.