Une session extraordinaire de l'Assemblée nationale a démarré aujourd'hui, alors que les partis rivaux se trouvent dans l'impasse au sujet d'une loi spéciale visant à éclaircir la cause du naufrage du ferry Sewol en avril qui a fait plus de 300 victimes.
Cette session a été convoquée unilatéralement par l'UDNP, le principal parti de l'opposition. Elle durera dix jours, jusqu'au commencement de la session régulière parlementaire en septembre.
Le Saenuri, le parti de la majorité et l'UDNP s’affrontent face à cette disposition spéciale qui préconise la création d'un comité ad hoc d'investigation. Cette entité a pour vocation de faire la lumière sur l'origine de l'incident maritime le plus meurtrier du pays.
De l'avis des observateurs, pour l'heure, rien n'assure que la majorité et l'opposition, réunis dans l'hémicycle le 25 août, parviendront bien à approuver le projet de loi de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2013. En cas d'annulation de cette session ordinaire, l'inspection parlementaire séparée qui sera adoptée pour la première fois à partir de cette année, n'aurait pas lieu le lendemain comme prévu.
Pour la première force de l'opposition, la loi spéciale sur le Sewol doit être adoptée avant cette inspection parlementaire qui interviendra désormais deux fois par an ou d'autres dispositions liés à l'amélioration des conditions de vie des citoyens.
En contrepartie, le parti présidentiel souligne qu'il s'agit de lois bien distinctes l'une de l'autre. Elles doivent donc être passées coûte que coûte lors des travaux parlementaires d'août.