La présidente sud-coréenne a appelé la Corée du Nord à améliorer ses conditions en matière de droits de l'Homme.
Au cours de son discours à la session de la 69e assemblée générale des Nations unies à New York, Park Geun-hye a souligné que Pyongyang et la communauté internationale devraient prendre des mesures visant à appliquer les recommandations établies par la Commission d'enquête(COI) de l'ONU.
Ses propos sont intervenus un jour après que le secrétaire d'Etat américain a pressé le régime communiste de fermer ses camps de travail qu'il a décrits comme un « système diabolique ». John Kerry a fait ces remarques lors d'une rencontre ministérielle sur les violences et le non-respect des droits de l'Homme en Corée du Nord révélés par un rapport onusien.
La chef de l'Etat sud-coréen a aussi plaidé pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, tout en affirmant que le Sud soutiendrait le développement économique du Nord si le pays communiste abandonnait ses ambitions nucléaires. Dans la foulée, elle a encouragé le soutien des pays membres de l'ONU à son projet de construire un parc de paix dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.
Durant son allocution devant plus de 120 leaders, Park Geun-hye n'a pas manqué de presser le Japon sur la question de l'esclavage sexuel au service de l'armée pendant la guerre. Elle a souligné que la violence sexuelle en temps de guerre allait à l'encontre des droits humains et de l'humanitarisme sans considération du temps et de la région, et que Séoul prêtait une attention particulière aux luttes des femmes et des enfants dans les zones de conflit.
Park ne s'est explicitement pas référé aux « femmes de réconfort » de l'armée impériale nipponne. Mais à en juger par un responsable de la présidence sud-coréenne, Park aurait fait allusion à l'importance du règlement anticipé de ce dossier.