La présidente sud-coréenne a tenu aujourd’hui une réunion avec ses secrétaires en chef. A cette occasion, elle a déclaré que la visite surprise de la délégation de haut rang nord-coréenne à Incheon le week-end dernier en marge des Jeux asiatiques devait servir d’occasion pour ouvrir la porte de la paix à travers les conversations intercoréennes.
Park Geun-hye a estimé que l’accord sur la tenue d'une nouvelle rencontre de haut niveau entre Séoul et Pyongyang était significatif, d’autant que cela constituait un tournant décisif pour améliorer leurs relations. Du coup, elle a demandé des efforts pour tenir des dialogues intercoréens régulièrement et parvenir ainsi à ouvrir la voie à la réunification pacifique de la péninsule coréenne.
D’après la chef de l'Etat sud-coréen, jusqu’à maintenant, les relations entre le Sud et le Nord se refroidissaient répétitivement après chaque échange, ce qui empêchait le développement durable de leurs rapports.
Au sujet des discussions sur la révision de la Constitution dans les milieux politiques, la locataire de la Maison bleue s’est montrée défavorable, en notant que ces débats risquaient de disperser les capacités de l’Etat et de créer ainsi un « trou noir » dans l’économie.
En réaffirmant que la reprise économique était la priorité, Park a demandé à l’Assemblée nationale d’y donner la prééminence et de coopérer pour parvenir à ce but.
La présidente sud-coréenne a aussi exhorté les parlementaires à voter promptement la « loi Kim Young-ran » prévoyant de durcir les sanctions à l’encontre de tous les fonctionnaires corrompus. Cela serait, selon elle, le premier pas pour la réforme politique du pays.