Alors qu’au Japon, les dénégations de la mobilisation forcée des femmes de réconfort pendant la Seconde guerre mondiale se multiplient, les autorités sud-coréennes ont décidé de parler avec insistance du dossier la semaine prochaine devant l’Onu afin de faire pression sur Tokyo.
Plus précisément, le gouvernement sud-coréen veut soumettre cette question à une séance de la 3e Commission de l’Onu qui se tiendra du 13 au 15 octobre sous le thème de l’amélioration du statut des femmes.
C’est l’ambassadeur sud-coréen à l’Onu Cha Seok qui y participera pour critiquer le double langage du gouvernement japonais qui se dit d’une part héritier de l’esprit du discours de Kono reconnaissant la mobilisation forcée des victimes mais qui laisse d’autre part son chef Shinzo Abe prétendre « une calomnie sans fondement » ou « la fin du discours de Kono ».
Séoul fera remarquer également que la violence sexuelle perpétrée par l’armée japonaise constitue un crime de guerre contre l’humanité, tout en appelant avec fermeté les autorités de Tokyo à prendre ses responsabilités juridiques et à proposer rapidement des solutions acceptables par les victimes.
Le gouvernement sud-coréen soumet depuis 2011 la question des femmes de réconfort à la 3e Commission onusienne et élève sa voix de plus en plus fermement face à l’inertie de Tokyo. L’année dernière, la ministre de la Femme et de la Famille Cho Yun-sun y a participé pour présenter en détail les cas des victimes, et appeler le Japon à s’excuser et à prendre sa part de responsabilité.