Le ministère sud-coréen de la Défense déplore que Pyongyang dénature les échanges réalisés lors des pourparlers militaires intercoréens du 15 octobre à Panmunjom.
Pyongyang prétend que la réunion s’est tenue à huis clos à la demande de Séoul, mais selon ce dernier, c’est le Nord qui a exigé la discrétion. Selon le ministère sud-coréen, le régime de Kim Jong-un a envoyé la liste de ses délégués le 14 octobre tout en notifiant que la rencontre devait être secrète.
Il a également jugé erronée la prétention nord-coréenne selon laquelle, pendant la réunion, la partie sud-coréenne a refusé toute discussion. Elle aurait au contraire fait plusieurs propositions telles que l’ouverture d’une ligne téléphonique directe entre les deux pays, et cela pour prévenir de nouveaux affrontements en mer Jaune, la mer qui sépare la Corée et la Chine, et rétablir la confiance réciproque. Selon lui, si la Corée du Nord demande à son voisin du Sud de ne pas dépasser ses frontières maritimes fixées unilatéralement, c’est pour annuler les NLL, la frontière maritime intercoréenne. Sa demande de ne pas contrôler la presse et les associations civiles est également inacceptable.
Le ministère fait remarquer que Séoul cherche à améliorer les relations intercoréennes par le dialogue et souhaite que le deuxième contact intercoréen de haut niveau se tienne comme prévu.