La révision de la Constitution provoque de vifs débats au sein du milieu politique sud-coréen.
Kim Moo-sung, le patron du Saenuri, le parti au pouvoir, a souligné le 16 octobre lors de sa visite en Chine, l’impératif de réviser la Constitution. Plus précisément, il souhaite que le président de la République élu directement par le peuple se charge de la diplomatie et de la défense alors que le Premier ministre élu par le Parlement s’occupe de l’administration. Il estime que la fin de la session parlementaire en cours marquera le début des débats sur cette question qui devraient être conclus avant la prochaine présidentielle prévue fin 2017.
L’opposition accueille favorablement la proposition de Kim. Le président du groupe parlementaire de l’UDNP, Woo Yoon-keun, propose le vote au Parlement au premier semestre 2015, d’autant plus que la majorité des députés sont d’accord.
En effet, 150 élus y travaillent depuis un certain temps, mais la présidente Park Geun-hye s’y est opposée en donnant la priorité à la reprise économique. Sensible à la réaction de la chef d’Etat, Kim Moo-sung a d’ailleurs voulu calmer le jeu en s’excusant aujourd'hui de sa maladresse.
Un autre obstacle : les partisans de la révision s’accordent sur le principe mais se divisent concernant les détails, ce qui rend encore plus difficile le moyen de trouver un terrain d’entente.