Ce matin, Séoul a déploré la visite de trois ministres japonaises samedi à Yasukuni. Il s’agit d’un temple shintoïste situé à Tokyo où reposent les soldats morts pour la patrie. 14 criminels de guerre de classe A y sont également honorés, ce qui provoque la colère des sud-Coréens tout comme des Chinois.
Les trois ministres en question sont Sanae Takaichi, chargée des Affaires intérieures et des Communications, Eriko Yamatani qui est ministre chargée de la Question des enlevés et responsable de la Commission de la sécurité publique et enfin Haruko Arimura, chargée de la Promotion des femmes et de l’Egalité des sexes. Elles sont toutes les trois allées s’y recueillir à l’occasion du festival d’automne qui a débuté vendredi.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, rappelons-le, avait envoyé le 17 octobre dernier une offrande à Yasukuni. Il s’agissait d’un masakaki, un arbre décoré utilisé pour les rituels. Le gouvernement sud-coréen avait à ce moment-là déjà critiqué le révisionnisme de Tokyo.