Le monde politique sud-coréen réagit à l’annonce d’un nouveau renvoi du transfert de l’Opcon. Si le parti au pouvoir le qualifie d’un choix inévitable, l’opposition déplore l’ignorance du souhait de la population sud-coréenne.
Plus précisément, Kim Young-woo, le porte-parole du Saenuri, a estimé qu’au vu de la situation instable de la péninsule coréenne toujours sous la menace de Pyongyang, le nouvel ajournement du transfert était un choix inéluctable pour maintenir la paix. Il a également ajouté que la Corée du Sud devrait certainement le récupérer pour une défense autonome mais ne devrait pas négliger la réalité, c’est-à-dire l’impératif de profiter de l’alliance militaire avec les Etats-Unis jusqu’au moment où elle pourra se doter de capacités complètes.
Moon Hee-sang, le président du comité d’urgence de l’UDNP, la première formation d’opposition, regrette que la promesse de la présidente de la République ne soit devenue qu’une parole vaine. Il l’a accusée d’avoir négligé le souhait des citoyens sud-coréens de mettre fin à la situation « anormale » de laisser le commandement de l’armée de leur pays en temps de guerre entre les mains d’un autre. Il a également souligné que le projet du déménagement de la base militaire de Yongsan devrait obtenir l’approbation du Parlement.
La Cheongwadae, la présidence sud-coréenne, préfère garder le silence. Son porte-parole a répondu aux journalistes qu’elle n’avait rien à annoncer à ce sujet.