La Corée du Nord insiste. Samedi, elle a une fois de plus exigé de la Corée du Sud qu’elle mette fin aux envois de tracts anti-communistes par-dessus la frontière. Le principal journal du pays communiste, le Rodong Sinmun, a répété qu’une amélioration des liens nord-sud ne sera pas possible tant que Séoul n’empêchera pas ces militants d’envoyer des ballons gonflés à l’hélium et remplis de prospectus.
La veille, un nouveau lâcher de ballons a eu lieu depuis la ville sud-coréenne de Pocheon. Le régime de Kim Jong-un refuse de reprendre les discussions de haut niveau avec la Corée du Sud tant que ces envois continuent. Il accuse Séoul de soutenir ces organisations militantes.
La Corée du Sud de son côté estime n’avoir aucun moyen légal d’empêcher ces envois et justifie sa position en évoquant le droit à la liberté d’expression. Le 10 octobre, l’armée nord-coréenne a procédé à des tirs de mitrailleuse sur des ballons envoyé par des activistes ; certains projectiles sont tombés du côté sud de la frontière, provoquant des tirs de riposte de l’armée sud-coréenne.