Pyongyang a critiqué les manœuvres militaires sud-coréennes « Hoguk » lancées lundi. Son fameux comité pour l’unification pacifique de la patrie, organe chargé des affaires sud-coréennes a en effet dénoncé « un exercice de guerre nucléaire visant le Nord ».
Dans un briefing, il a précisé que le Sud avait annulé unilatéralement les pourparlers intercoréens à haut niveau et menait actuellement les manœuvres de la plus grande envergure de son histoire et que le Nord ne les accepterait jamais.
Le comité a également reproché à l’armée sud-coréenne d’avoir tiré récemment sur les soldats du Nord qui effectuaient normalement leurs patrouilles sur la ligne de démarcation militaire et en mer Jaune.
Les manœuvres annuelles « Hoguk » se poursuivront jusqu’au 21 novembre. Pas moins de 330 000 soldats des forces aériennes, terrestres et navales y participent, avec une flotte de 23 000 destroyers, d'hélicoptères d'attaque ou autres. C’est la plus importante mobilisation depuis leur lancement en 1996.
Séoul a aussitôt réagi. Il a réfuté en confirmant qu’il s’agissait bien d’un exercice de légitime défense. La porte-parole de son ministère de la Réunification Park Soo-jin a affirmé qu’une telle conduite menaçante du régime communiste n’est pas utile pour les relations entre les deux pays.