L'ambassadeur chinois en poste à Séoul a fait état de l'objection de son gouvernement quant à l'éventuel déploiement en Corée du Sud du THAAD, un système américain de défense antimissile à haute altitude. Il a aussi averti que cette éventualité exercerait une influence néfaste sur les relations entre Séoul et Pékin.
Qiu Guohong a tenu ces propos lors d'une rencontre hier avec Won Hye-yong, le président de la commission spéciale sur les relations intercoréennes et le développement des échanges et de la coopération.
Pour ce haut diplomate chinois, Pékin croit que le THAAD pouvant atteindre 2 000 km risque de prendre pour cible la Chine, non pas la Corée du Nord.
Qiu est également revenu sur la reprise des pourparlers à six pays sur le nucléaire nord-coréen qui reste au point mort depuis fin 2008. Pour lui, le redémarrage de ces discussions multilatérales nucléaires dépend de l'attitude des Etats-Unis et des deux Corées. Si Pyongyang persiste dans son développement nucléaire, Pékin est disposé à presser son allié d'y renoncer.
Enfin, l'ambassadeur chinois a également fait part de l'opposition de son gouvernement au cas où la résolution sur les droits de l'Homme en Corée du Nord passe au Conseil de sécurité des Nations unies.