L’ex homme fort de Pyongyang Kim Jong-il, décédé en décembre 2011, s’était fixé comme objectif de faire de la Corée du Nord « un pays puissant et prospère ». Son fils héritier Kim Jong-un maintient son objectif.
C’est dans ce contexte que la sérieuse Académie des sciences sociales du pays communiste a souligné qu’en atténuant la tension dans la péninsule, les deux Corées pourront renforcer leur rôle dans la coopération économique en Asie du Nord-est. Elle a alors présenté la région du fleuve Tumen, qui marque les frontières chinoise et russe du Nord, comme l’avant-poste de cette coopération. L’Académie en a fait état dans le dernier numéro de son journal.
Elle aurait ainsi voulu signifier que son pays étudie la possibilité de faire de son projet de développement du fleuve un plan pilote de sa coopération avec Séoul. De plus, Pyongyang chercherait à construire un oléoduc et un gazoduc reliant les deux Corées et un chemin de fer transcoréen afin de le connecter au transsibérien.