Cinq jours après la défection collective de 13 de ses ressortissants en Corée du Sud, la Corée du Nord est sortie de son silence pour dénoncer un « enlèvement sans précédent » et « une grave provocation ».
Dans un communiqué publié hier par son porte-parole, la Croix-Rouge nord-coréenne a alors demandé à Séoul de présenter immédiatement ses excuses et de renvoyer tous ses citoyens. Elle a menacé en même temps de prendre des contre-mesures si sa demande n’est pas acceptée.
Le régime dictatorial a aussi fustigé indirectement son protecteur chinois, en indiquant que leur défection a pu avoir lieu avec le consentement tacite du « pays concerné ». Pour rappel, juste avant de s’enfuir au Sud via un pays tiers, les 13 transfuges ont travaillé dans un restaurant nord-coréen en Chine.
A chaque fois que ses ressortissants se réfugiaient au Sud, Pyongyang faisait état d’une telle allégation et revendiquait leur rapatriement.
Le ministère sud-coréen de la Réunification a affirmé que cela ne mérite pas d’être commenté.