La Corée du Nord a de nouveau tiré hier deux missiles balistiques de type Musudan, sans succès. Le premier de cet engin à moyenne portée a été lancé vers 6h40 du matin aux environs de Wonsan, une ville située dans l'est de la péninsule avant de chuter quelques secondes après. Le deuxième a été tiré à 19h26 à partir du même endroit, puis il a explosé en l'air après avoir volé quelques kilomètres.
Avant cela, le pays communiste avait procédé au lancement d'un Musudan le 15 avril dernier, qui correspond à l'anniversaire du fondateur du régime Kim Il-sung. Mais le projectile s’est également désintégré dans les airs.
Ces nouveaux tirs surviennent alors que Pyongyang doit démarrer son 7e congrès du Parti des travailleurs, le 6 mai prochain. Ce dernier aurait voulu rattraper cet échec avant l'ouverture de cet événement politique d'envergure. Du coup, il n'aurait pas eu suffisamment de temps pour rectifier les fautes détectées lors de cette première tentative.
Le Musudan, déployé en 2007, a une portée de 3 000 km. L’ensemble du territoire japonais ainsi que les îles de Guam, où se trouve une base américaine, se trouveraient ainsi dans son rayon d'action.
Séoul a tout de suite réagi en condamnant une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui interdisent tout lancement de missiles balistiques. Dans la foulée, le gouvernement sud-coréen a annoncé mener des démarches pour que l'organe sécuritaire prenne une mesure appropriée contre le Nord.